mardi 10 novembre 2009

Méthode Champenoise, un article Dussert-Gerber dans L'Encyclopédie Larousse

La méthode de la prise de mousse est rattachée généralement au nom de dom Pérignon, génie gustatif du XVIIIe siècle, qui réalisa les premiers vins “tumultueux”, emprisonnés dans les bouteilles épaisses, aptes à résister à des pressions de quelque 6 kg. Que ce soit lui qui l’ait inventé ou non, elle consiste à additionner au vin tranquille obtenu après de subtils coupages et assemblages une liqueur de tirage dont la dose de sucre est défine selon le type de produit que l’on désire, et d’un levain de levures sélectionnées. Le vin est immédiatement embouteillé et mis en cave à une température de 10 à 12°...

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mercredi 16 septembre 2009

La race de l'Armagnac

La question des millésimes en Armagnac est une affaire plus simple qu’il n’y paraît.

La récolte de chaque année est bien spécifique et comparable en qualité aux vins de Bordeaux blancs secs, à ceci près : il faut des vins de 8° à 10° pour élaborer un bon Armagnac, un faible degré donnant une meilleure eau-de-vie. Les vins de Gascogne sont ainsi distillés sur leurs lies, comme en Charente, le plus tôt possible après leurs fermentations, dans des alambics dits armagnaçais (traditionnellement), à coulée continue, aboutissant à une eau-de-vie de 55° à 66°. Seulement, au cours du vieillissement, les différences entre les divers millésimes s’estompent et après quelque 10 ou 15 ans de fûts, il n’existe plus de véritable originalité pour chacun des millésimes.

Plus l’Armagnac vieillit, plus il ressemble à un autre Armagnac d’une autre année issu du même domaine. C’est pourquoi il peut sembler grotesque de publier des cartes de millésimes pour les Armagnacs de plus de 15 ans de vieillissement. Plus que le millésime, le terroir a son importance, et les Gascons s’accordent à reconnaître que la meilleure eau-de-vie provient de la région landaise du grand Bas Armagnac, un territoire de 25 km de long, situé dans la partie la plus à l’ouest de la région, autour des villes de Labastide d’Armagnac, Le Frêche, Lannemaignan, Arthez d’Armagnac, Montguillem, Bourdalat, Hontanx, et Le Houga.

Plus à l’est, ce sol fait de sables fauves et d’argiles où la vigne donne les meilleurs résultats disparaît. Il existe une grande différence en fonction des cépages, le Saint-Emilion (Ugni blanc) étant plus fin, le Baco plus rond, plus dur, plus “physique”.

La distillation apporte elle aussi des différences car il est permis de distiller dans des alambics à repasse de type charentais (comme le Cognac), ce qui donne des eaux-de-vie plus souples, commercialisables bien entendu plus rapidement, ou bien dans des alambics armagnaçais à coulée continue à 55°.
Bien que l’eau-de-vie soit, dans ce cas, plus longue à vieillir, elle y gagne en caractère.

Enfin, il y a le vieillissement, avec pour critères la qualité du bois des pièces et l’atmosphère du chai. La majorité des professionnels s’entendent pour dire que le meilleur bois pour vieillir un Armagnac est le bois de chêne pédonculé des forêts environnantes (Monzin), séché 6 ou 7 ans, bien fendu, bien échaudé, pas trop tannique et pouvant conserver une eau-de-vie plus de dix ans.

Le vieillissement s’effectue dans des pièces de 400 litres entreposées dans des chais différents. Dans les chais humides exposés au nord, sous la maison, l’eau-de-vie perd beaucoup de degré et vieillit vite. En 10 ans, elle en ferait 20 si on ne la montait pas ensuite dans un chai sec, où elle diminue davantage de volume et vieillit plus doucement.

Avec tout cela, les Gascons auraient bien tort de ne pas sauvegarder ce privilège qu’ils sont les seuls en France à s’être octroyé : celui du millésime, c’est un “plus” dans le cas d’une excellente eau-de-vie provenant des meilleurs terroirs de grand Bas Armagnac, bien distillée et surtout bien vieillie. Encore faudrait-il mentionner sur chaque bouteille millésimée la date de l’embouteillage, car l’Armagnac, comme tous les alcools, ne vieillit plus en bouteille (pour mémoire, et pour exemple, n’oubliez pas qu’un Armagnac de 1945 embouteillé en 1950 n’a en fait que 5 ans de vieillissement, malgré son âge quasi canonique…). J’ai eu la chance de savourer plusieurs très vieilles bouteilles, dont un bon nombre avec les Darroze, et notamment des millésimées 1848 (vous lisez bien), 1878, 1900, 1959, 1966 (les deux vraiment splendides) ou 1970.

Enfin, il faut savoir qu’il n’y a pas vraiment de différences entre les vieux millésimes qui résulteraient de la qualité intrinsèque de la vendange. Ces différences sont dues à la qualité de l’eau-de-vie après distillation, donc à son origine, son mode de distillation, sans oublier la qualité du vieillissement.


Pour le plaisir :

H.DARTIGALONGUE et Fils

Françoise Dartigalongue
32110 Nogaro
Téléphone :05 62 09 03 01
Télécopie : 05 62 09 01 78
Email : contact@dartigalongue.com
Site : www.vinsdusiecle.m/dartigalongue
Site : www.dartigalongue.com

Cette propriétaire sympathique peut être fière de ce très beau Bas-Armagnac de 25 ans, assemblage de plusieurs Armagnac dont le plus jeune a au minimum 25 ans (70% de 1974 et 30% de 1976), racé, avec ces connotations de figue sèche et de cacao, légèrement fumées, d’une grande onctuosité en bouche, très parfumé (noix, pruneau), d’une longue finale. Remarquable Bas-Armagnac 59, d’une très grande complexité en finale, à la fois sec et suave, très persistant au palais. Le millésime 34 (vous lisez bien) mérite à lui seul une commande.

mardi 23 juin 2009

La Vigne


La vigne vit. C’est l’une des plantes les plus diversifiées qui soient, et certainement celle qui a fait le plus rêver les hommes depuis l’Antiquité, tous peuples confondus. C’est le “nerf” de la terre, le végétal qui s’accorde le mieux à l’homme en créant grâce à lui un aliment exceptionnel, le vin. La vigne a besoin d’équilibre et d’être en bonne santé, et prospère entre les 28e et 50e degrés de latitude, sous un climat tempéré de préférence (un cep gèle à -15° C), dans les deux hémisphères. Son lieu de prédilection est toujours le coteau, qui permet toutes les nuances de l’ensoleillement: il suffit de se promener en Bourgogne ou à Saint-Émilion pour comprendre l’influence de l’exposition des vignes, et la différence qualitative entre les vignobles de côtes (ou mi-côtes) et ceux de la plaine. Sa hauteur ou sa taille font la différence entre les grands vins et les autres. La vigne (voir aussi chapitre Les sols) a besoin de souffrir pour s’exprimer pleinement, même si elle s’habitue à la plupart des terrains, sur la plupart des continents. On la trouve en bordure de mer (France, Italie, Afrique du Sud, Californie, Grèce, Afrique du Nord, Australie, Chili…), comme en régions continentales (France, Espagne, Bulgarie, Hongrie, Suisse, Allemagne, Autriche, Chine, Russie…), où ce sont surtout les fleuves, les lacs et les rivières qui jouent un rôle prépondérant. Elle a aussi besoin d’une humidité régulière, mais pas de beaucoup d’eau. C’est la raison pour laquelle elle va puiser son eau au plus profond, et que certains pays s’emploient à utiliser l’irrigation. Pourtant, trop d’eau, dans des terrains trop riches, ne donneront que des bons raisins, pas mieux. C’est l’un des problèmes de la Californie. On sait que la vigne appartient au genre Vitis, et que c’est la famille de Vitis vinifera qui produit les meilleurs vins. Bien entendu, chaque cépage doit être adapté à un sol et à un microclimat particulier (voir chapitre Les Cépages), en tenant compte aussi bien de sa précocité que du style de vins que l’on veut faire. Dans les faits, il faut donc s’occuper de la vigne, qui a besoin d’être parfaitement tenue pour produire un raisin de qualité. Son palissage, son espacement entre les rangs, son nombre de pieds à l’hectare (qui peut aller de 2 000 à 10 000 pieds/ha !) sa taille courte ou haute, son effeuillage, son éclaircissage, les labours pour aérer la terre et favoriser les rétentions d’eau, la fumure, les protections contre le gel et la grêle, les traitements contre ses parasites… tout concourt à la chouchouter et à maîtriser les rendements si l’on veut faire du bon vin.

dimanche 7 juin 2009

L'élaboration des vins rosés

Si l’on trouve encore (hélas !) des vins rosés fabriqués en mélangeant du rouge et du blanc, un vrai rosé est tout simplement un vin rouge auquel on n’a pas laissé le temps de prendre sa couleur.

Les rosés de pressurage
Ils sont issus d’une vinification en blanc de raisins noirs, foulés, égouttés et pressurés. Le pressurage est incorporé au vin de goutte pour lui donner de la couleur. Leur élaboration s’apparente plus à celle des vins blancs.

Les rosés de saignée
Les meilleurs, à mon sens, en tout cas ceux qui ont le plus de saveur et de finesse. Ce sont des vins issus d’une séparation du moût d’une vendange de vin rouge, égrappée (ou non) et foulée, après seulement quelques heures de macération. La cuve est alors “saignée”, c’est-à-dire qu’on en écoule une partie, le reste poursuivant sa vinification en rouge. Le jus écoulé poursuivra sa fermentation hors du contact des peaux, pour ne pas prendre de couleur, et fera sa fermentation malolactique.

dimanche 12 avril 2009

Décantation

Trop souvent utilisé à tort et à travers, le décantage consiste à transvaser le vin de sa bouteille en carafe, afin de le séparer de ses dépôts de tanin et de l’aérer। Il n’est réellement nécessaire que pour les vins qui présentent un défaut ou pour les très vieux millésimes (vingt ans et plus), voire pour aérer les vins très jeunes, et il doit se faire quelques heures avant de le déguster.


Voir les articles de Patrick Dussert-Gerber dans l'Encyclopédie Larousse


La Cantinière


mercredi 25 mars 2009

Encyclopédie Larousse : La craie

La craie est une roche alcaline poreuse qui favorise la production de raisin au taux d’acidité particulièrement élevé, et convient donc tout naturellement pour les cépages blancs। On en trouve en France (les meilleurs sols de Champagne, notamment, particulièrement adaptée au cépage Chardonnay) et au sud de l’Espagne (Moscatel).

Voir les articles de Patrick Dussert-Gerber dans l'Encyclopédie Larousse

jeudi 5 février 2009

Encyclopédie Larousse - Méthode champenoise

La méthode de la prise de mousse est rattachée généralement au nom de dom Pérignon, génie gustatif du XVIIIe siècle, qui réalisa les premiers vins “tumultueux”, emprisonnés dans les bouteilles épaisses, aptes à résister à des pressions de quelque 6 kg. Que ce soit lui qui l’ait inventé ou non, elle consiste à additionner au vin tranquille obtenu après de subtils coupages et assemblages une liqueur de tirage dont la dose de sucre est défine selon le type de produit que l’on désire, et d’un levain de levures sélectionnées. Le vin est immédiatement embouteillé et mis en cave à une température de 10 à 12°...

Voir la suite : Encyclopédie Larousse - Méthode champenoise